mardi 29 juillet 2008

Ah... Les filles d'Auvergne


Mieux que les filles de Trouville qui enchantent Guy Birenbaum, voici les filles de Vendeix, entre La Bourboule et le Mont Dore. D'authentiques vaches de Salers, à la robe rouge et aux cornes en forme de lyre. Autre chose que les toros de Camargue.

samedi 26 juillet 2008

Sarkozy et ses approximations, faites gaffes !


Alors qu'il recevait hier après-midi le sénateur Obama, notre petit président n'a pas pu s'empêcher de faire le fanfaron comme à son habitude ; à côté de la dignité du sénateur américain, Nicolas Sarkozy a encore donné une bien triste image de sa fonction.

Première inexactitude, et belle gaffe dès la première question d'une journaliste américaine : "depuis mon élection, il n'y a plus d'émeutes en France", c'était oublier Villiers-le-Bel... Allez, direz-vous, c'est une faute vénielle. Certes, mais en accumulant les petits arrangements avec la réalité, on fabrique facilement une politique construite sur le mensonge.

Plus inquiétante, sa déclaration sur les secrétaires d'Etats américains risque de faire passer à nouveau notre diplomatie pour une entreprise d'amateurs : «depuis trois décennies, tous vos ministres des affaires étrangères n'ont pas des noms américains : madame Albright, Colin Powell, madame Rice». Il y a-t-il des patronymes spécifiquement américains dans une nation jeune composée d'immigrants venus des 4 coins du monde ? Albright, Powell ou Rice, des noms typiquement anglo-saxons sont-ils marqués par une provenance si particulière que notre petit président puisse en déceler l'origine ?

Bien plus graves sont ses prises de position concernant l'engagement français en Afghanistan. En dehors du fait qu'il y a 2 semaines il doutait du professionnalisme de l'armée française, il a de nouveau utilisé des images marquantes mais fausses : l'histoire du pays où l'on "coupe les doigts des femmes parce qu'elles ont du vernis à ongles". L'excellent site d'@si a fait une étude très sérieuse sur ce genre de fables qu'aime utiliser le président (technique du "storytelling" qu'a analysée l'universitaire Christian Salmon). Il s'agit apparemment, d'un rapport d'Amnesty International de 1997, dans lequel elle figure... au conditionnel. Et encore les Talibans, dans ce récit au conditionnel, se seraient contentés de couper... l'extrémité du pouce de leur victime... Il y a quelques mois, Sarkozy parlait de couper la main, on est pas à une approximation près.

Autre raccourci, celui d'une guerre contre le terrorisme (sous-entendu international), alors que les talibans représentent l'ethnie pachtoune (partagée entre l'Afghanistan et le Pakistan), appuyée par l'ISI pakistanaise, et que leur vocation est avant tout de prendre le pouvoir en afghanistan plus que porter le djihad dans le reste du monde. J'ai eu l'occasion de contester cette thèse de terrorisme international dans une précédente chronique, basée en partie sur un article du Monde Diplomatique. D'autre part, on constatera que Nicolas Sarkozy n'hésite pas à changer d'opinion à propos de cette guerre afghane selon ses intérêts du moment, puisqu'il était pour un retrait d'Afghanistan juste avant de se faire élire (voir le JDD du 26 avril 2007). Les électeurs du président apprécieront.

Duffy


Duffy - Mercy
envoyé par Duffy-official
Le morceau préféré de ma fille et de sa cousine. Bon week end

mercredi 23 juillet 2008

Jack is back


Jack Lang par le collectif "Les Grandes Gueules"
dans "Ces Animaux Qui Nous Gouvernent"
(c) Dervish International France,
17 rue de Montreuil - Paris 11e - 1984.
Dessins de Ricord, Morchoisne et Mulatier, textes de J. Rampal
Diffusion Glénat.


Jacques Rampal, pour illustrer cette sublime caricature des "Grandes Gueules" écrivait en 1984 à propos de celui qu'il comparait avec ses compères dessinateurs à un lévrier afghan :
"(...) Doté d'un sens de la hiérarchie très développé, il accepte facilement, comme tous les siens, la domination d'un maître, auquel il se dévoue corps et âme (...)"

Plus de 20 ans plus tard, l'animal a toujours la même servilité, et l'appât des ors de la république est toujours irrésistible a son besoin de briller dans les salons mondains. Semblable au chien de compagnie, il sait reconnaître son nouveau maître, et mange dans sa main la queue basse avec la même soumission complaisante qu'il montrait naguère à son ancien propriétaire.

Dès 2002, à propos de la fermeture du centre de Sangatte, il qualifiait déjà celui dont il avait senti avec son flair politique qu'il était de la race des dominateurs, le ministre de l'intérieur Sarkozy : « un professionnel qui a agi humainement, efficacement, dans un esprit républicain ». Il avait déjà compris toutes les règles de la flagornerie.

En 2007, alors que le petit maître se hisse au sommet du pouvoir, ses jappements de joie se font plus pressants :
« Sarkozy a fait un excellent travail, et a été un très bon ouvrier de la relance européenne » (à propos du traité simplifié), puis concernant la visite à Paris du molosse syrien la semaine dernière : « Je suis en désaccord total avec certains dirigeants socialistes qui se complaisent dans une attitude politicienne. Je ne comprends pas l’attitude de ceux aujourd’hui qui font la fine bouche. » Absolument dévoué à son maître, ce charmant canidé montre volontiers les crocs contre ceux qui le menacent : « Minimiser le rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d’Ingrid Betancourt relève d’une rare mesquinerie et d’un manque d’élégance morale. » Mais ce gracieux canidé ne manque pas, lui d'élégance morale quand il déclare en janvier de cette année : « Je suis peut-être le seul vrai opposant à Nicolas Sarkozy ».
Pour ma part, avec moins d'élégance mais plus d'honnêteté, je dois renvoyer à l'excellent article de Bakchich que j'ai pillé pour écrire ce pamphlet : Depuis des mois, Jack Lang servait la soupe à Sarkozy

La chronique de Siné

Cliquez sur l'image pour la voir en grand

"Je ne partirai que par la force des baïonnettes !


"Il a préféré s’exclure de nos colonnes et je le regrette." C’est dans ces termes que Philippe Val terminait son éditorial dans le dernier Charlie. Mes avocats sont formels : cela ne signifie aucunement que je sois viré. Il laisse seulement croire que j’ai démissionné, ce qui est absolument faux. Je continuerai donc, jusqu’à la réception d’une lettre officielle de licenciement à envoyer régulièrement ma rubrique ! Je vais, aujourd’hui, vous dire mon intime conviction : Philippe Val ayant tous les pouvoirs à Charlie et régnant en maître absolu sans jamais tenir aucun compte de l’avis de ses collaborateurs, m’en voulait à mort d ‘être le seul résistant depuis la mort de Gébé et d’écrire, dans ce qu’il appelait, avec un certain culot, "SON" journal, des propos souvent diamétralement opposés aux siens. Il caressait, depuis longtemps, l’envie de m’évincer mais craignait de violentes réactions. (A juste titre, car on assiste, depuis une semaine, à un véritable tsunami de protestations indignées). Il n’osait m’attaquer de front, mais m’asticotait souvent, me demandant lui-même ou par sectateurs interposés, de changer un mot ou de corriger une phrase qui le choquait. L’excuse invoquée, à tous les coups, était la crainte d’un procès. Certains de mes propos pouvaient, d’après lui, être mal interprétés et passer pour homophobes, antiféministes mais, le plus souvent, antisémites. Je luttais pied à pied mais abandonnais toujours et finissais par trouver une formule moins percutante mais qui le satisfaisait. (Je ricane doucement quand il prétend ne pas avoir lu mon texte car, quand il ne les épluchait pas lui-même, il envoyait au charbon Gérard Biard, Oncle Bernard ou carrément Richard Malka, son avocat (qui est aussi celui de Clearstream !) Ma dernière "zone" où je prenais la défense de Denis Robert l’a mis dans tous ses états. Fou de rage, il a confié le soin à l’un de ses copains, n’osant le faire lui-même, un dénommé Askolovitch du Nouvel Obs, de me régler mon compte. Je vous fais grâce des épisodes sordides et la plupart du temps, douloureux, au cours desquels Charb, que j’appelais jusque là affectueusement mon "neveu", s’est conduit d’une façon invraisemblable qui défie toutes les lois de l’amitié ! Je ne l’ai pas encore digéré, j’en ai gros sur la patate ! Au final, je poursuis en correctionnelle l’imprudent journaliste qui s’est permis de me traiter d’"antisémite" sur les ondes de RTL à une heure de grande écoute et de répéter les propos de son pote Val me qualifiant, en plus d’antisémite, d’« ordure » ! Ils vont apprendre qu’on ne diffame pas impunément ! Quant à mon supposé antisémitisme, je n’ai jamais été antisémite, je ne suis pas antisémite, je ne serai jamais antisémite. Je condamne radicalement ceux qui le sont mais je n’ai guère d’estime non plus pour tous ceux, juifs ou non, qui jettent inconsidérément ce mot abject à la gueules de leurs adversaires pour les déconsidérer sachant que cette accusation est l’insulte suprême depuis la Shoah. Cela devient proprement insupportable ! En ce qui me concerne, j’éprouve autant d’antipathie pour tous ceux qui, encore une fois, juifs ou non, qui défendent le régime israélien que pour ceux qui défendaient l’apartheid en Afrique du Sud. Depuis 60 ans, j’ai toujours lutté contre toute forme de racisme et si j’avais eu l’âge de cacher des Juifs pendant l’Occupation, je l’aurais fait sans hésiter, comme je l’ai fait pour les Algériens pendant la guerre d’Algérie. Je suis du côté de tous les opprimés ! Si Val me cherche des poux dans la tête, peut-être est-ce pour remercier le président de la République de lui avoir manifesté son soutien au cours du procès des caricatures de Mahomet ? Je sais qu’il me prépare un coup fourré… Il est en train de trier fébrilement tout le courrier ne gardant, pour les publier, que les lettres hostiles beaucoup moins nombreuses. Le pire est qu’il va publier aussi des lettres d’antisémites notoires, genre Dieudonné et consorts, me félicitant… D’avance je dénonce cette entourloupe qui ne convaincra, je l’espère, que les convaincus. Les autres ne seront pas dupes de ce stratagème déloyal. Je suis très déçu de l’attitude de la plupart des collaborateurs du journal qui n’ont pas su saisir la balle au bond quand leur « patron » a menacé de démissionner s’ils ne me désavouaient pas tous, tant pis mais LA LUTTE CONTINUE !"

lundi 21 juillet 2008

Le faux nez d'un coup d'état


Fallait-il voter la réforme constitutionnelle ?

De bien beaux articles donnent à cette réforme voulue par Nicolas Sarkozy une apparence de progrès démocratique. Mis en avant, ceux-ci confortent l'opinion d'une réelle avancée, et sont tout à fait bénéfiques pour notre société, il faut le reconnaitre. Soumettre l'autorisation d'entreprendre des opérations militaires à l'accord du parlement, limiter à deux les mandats présidentiels, organiser des référendums après une demande d'un dixième des électeurs, limiter l'utilisation de l'article 49-3... nobles mesures.

Mais n'est-ce pas une façon d'agiter des leurres, pour mieux mettre en place la présidentialisation du régime voulue par Nicolas Sarkozy ? C'est en tout cas ce que relèvent les opposants à cette réforme. "En réalité, le projet ne s’attaque pas aux mécanismes institutionnels à la source des dérives de la Ve République : irresponsabilité du président de la République alors même qu’il gouverne, rôle qui reste mineur du Parlement dans son contrôle des gouvernants et dans l’évaluation des politiques publiques, faible représentativité et absence de renouvellement des élites politiques (en raison, notamment du cumul des mandats et des modes de scrutin), etc. (...) Le projet est en fait un blanc-seing accordé au gouvernement et à sa majorité l’autorisant à réformer les institutions, sans aucune garantie quant à ses intentions réelles." souligne la convention pour la sixième république (C6R). Pour détailler cette opposition, le mieux est de se reporter au site de la C6R.

François Hollande, le premier socialiste, expliquait hier dans Le Journal du Dimanche ses raisons de voter contre ce projet. "...on doit juger le texte dans son ensemble. Si l'on avait sondé les Français sur l'introduction d'une part de proportionnelle à l'Assemblée, la réforme du mode de scrutin du Sénat, la comptabilisation du temps de parole du Président à la télévision ou le droit de vote des étrangers aux élections locales, nul doute qu'ils auraient approuvé. Or ces mesures ne figurent pas dans la révision. C'est bien là le problème. Le PS est donc bien à l'unisson avec les Français quand il réclame plus de démocratie et moins de pouvoir personnel. Nous voulons une vraie réforme des institutions, pas un texte hémiplégique, qui, dans son usage, bénéficiera entièrement au chef de l'Etat".

Jean-Pierre Raffarin en disant "un succès au Congrès rendra la politique de réformes irréversible pour le reste du quinquennat" démontre bien que voter cette réforme c'est appuyer le président de la République et sa politique. Voter la réforme constitutionnelle, c'est valider implicitement le coup d'état organisé par Nicolas Sarkozy.

Il n'est pas inutile de relire une partie de la déclaration du président Louis-Napoléon Bonaparte lors de son coup d'état du 2 decembre 1851 :

Je fais un loyal appel à la nation tout entière, et je vous dis : si vous voulez continuer cet état de malaise qui nous dégrade et compromet notre avenir, choisissez un autre à ma place, car je ne veux plus d'un pouvoir qui est impuissant à faire le bien, me rend responsable d'actes que je ne puis empêcher, et m'enchaîne au gouvernail quand je vois le vaisseau courir vers l'abîme.

Si, au contraire, vous avez encore confiance en moi, donnez-moi les moyens d'accomplir la grande mission que je tiens de vous.

Cette mission consiste à fermer l'ère des révolutions en satisfaisant les besoins légitimes du peuple et en le protégeant contre les passions subversives. Elle consiste surtout à créer des institutions qui survivent aux hommes et qui soient enfin des fondations sur lesquelles on puisse asseoir quelque chose de durable.

Histoire de rire un peu, mon ami, le très honorable RichardTrois, a mis en ligne cette petite vidéo de la chaine de la résistance, France 3, dont on ne dira jamais assez le courage qu'elle a face à la dictature :

Un bien éloquent témoignage

jeudi 17 juillet 2008

Maupassant tête bêche

J'imagine que les rares lecteurs de mon blog ont été choqués par ma nouvelle rubrique "en salle de garde". Evidemment, la morale n'accepte pas ces divagations de carabins, pleines de vulgarité abjecte. Hahaha !
En effet la Grande Littérature c'est autre chose !

Et bien pour consoler les puritains amoureux des belles lettres, je vais reproduire un joli texte de Guy de Maupassant, petite merveille intitulée "69" :

Salut ! grosse putain, dont les larges gargouilles
Ont fait éjaculer trois générations !
Et dont la vieille main tripota plus de couilles
Qu'il est aux cieux d'étoiles et de constellations !
J'aime tes gros tétons, ton gros cul, ton gros ventre,
Ton nombril au milieu, noir et creux comme un antre
Où s'emmagasina la poussière des temps ;
Ta peau moite et gonflée, et qu'on dirait une outre
Que des troupeaux de vits injectèrent de foutre
Dont la viscosité suinte à travers ses flancs...
çà ! monte sur le lit sans te laver la cuisse ;
Je ne redoute pas le flux de ta matrice ;
Nous allons, s'il te plaît, faire soixante neuf !
J'ai besoin de sentir, ainsi qu'on hume un oeuf,
Avec l'âcre saveur des anciennes urines,
Glisser en mon gosier les baves de ton con,
Tandis que ton anus, énorme et rubicond,
D'une vesse furtive égaye mes narines.
Je ne descendrai pas aux profondeurs des puits ;
Mais je veux, étreignant ton ventre qui chaudronne,
Boire ta jouissance à son double pertuis,
Comme boit un ivrogne au vagin d'une tonne ;
Les vins qui sont très vieux ont toujours plus de goût.
En ta bouche à chicots, pareille aux trous d'égout,
Prends mon braquemart, dur et gros comme une poutre,
Promène ta gencive autour du gland nerveux,
Enfonce-moi deux doigts dans le cul si tu veux,
Surtout, ne crache pas quand jaillira mon foutre.

(La grande littérature c'est autre chose, il faut le reconnaître !)

Siné qua non


Siné, le sublime dessinateur anarchiste, a été viré de Charlie Hebdo sous un prétexte futile par Philippe Val. Un comble !
Les gens comme Siné sont d'utilité publique. Il semble évident que Val a réglé son compte avec le plus laïcard des dessinateurs. Qu'on aime ou pas ses dessins, cet acte de censure, venant du "patron" de Charlie Hebdo est assez hallucinant.

Tout fout le camp, surtout la liberté de s'exprimer !

Il faut boycotter Charlie Hebdo, histoire de faire perdre son cher argent à Val, le censeur qui donne des leçons. Vive Siné !

dimanche 13 juillet 2008

La fête d'Ilona

Aujourd'hui c'est la fête d'Ilona.
Donc on a invité plein de gens : des parisiens, des auvergnats, des lyonnais, un arlésien, des nîmois, une écossaise, des autrichiens... d'autres encore ; des vieux et des jeunes...

On a fait la cuisine dans le four à pain. Un authentique four à pain auvergnat traditionnel de 1844.


Dedans on a fait cuire un mouton.


Après, on a fait un banquet dans la grange.
L'animation musicale était assurée par Claude et Olivier (Saxo), Guy et Henri Charles aux guitares et divers convives chanteurs dont l'excellente Valérie.


Sacrée journée encore... Il a pas arrêté de pleuvoir. C'est l'Auvergne.

samedi 12 juillet 2008

Les odeurs suaves

Pour cet été, j'inaugure avec plaisir une nouvelle rubrique littéraire consacrée aux trésors des chansons de salles de garde. Nos anciens étaient des esthètes et des épicuriens, et c'est avec fierté que je leur consacre ce modeste hommages.

Les odeurs suaves

Des parfums je n'ai pas l'horreur,
Youhou
Mais j'estime qu'une odeur pure
Est préférable à toute odeur
Sans rapport avec la nature ;
Aussi je suis bien convaincu,
Comme de la plus simple des choses,
Qu'un cul, ça doit sentir le cul,
Et non pas l'essence de roses.

Je n'comprends pas qu'une putain
Youhou
Aille se fourrer entre les cuisses,
Et jusque z'au fond du vagin,
Des parfums qui gâtent la matrice.
Un livarot qui sentirait bon
N's'rait pas un fromage honnête ;
Un con ça doit sentir le con,
Et non pas l'essence de toilette.

J'ai dit à ma femme, ce matin :
Youhou
As-tu bientôt fini, sale bête,
De t'parfumer au lubin,
Et d'foutre ton cul dans la cuvette ?
R'nifle donc un peu l'bout d'mon noeud,
N'sent-il pas la vieille charogne ?
Un noeud ça doit sentir le noeud,
Et non pas l'eau de Cologne !

Je comprends qu'au comble de l'amour,
Youhou
Une femme suce la pine de son homme
Et qu'aussitôt, faisant demi-tour,
Il lui bouffe le cul comme une pomme ;
Ce sont là des plaisirs des dieux,
Car il faut que rien ne se perde ;
Mais pour se gougnioter dans les lieux,
Il faut vraiment aimer la merde.

Je comprends que changeant de trou,
Youhou
On encule sa ménagère,
On s'emmerde, mais après tout,
On jouit plus, puisque ça serre.
Elle vous dit, en baissant les yeux :
"Il fallait bien que je la perde."
Mais, pour se gougnioter dans les lieux,
Il faut vraiment aimer la merde.

Bref, j'vous l'dis en terminant,
Youhou
En amour je comprends les choses ;
Qu'on suce un vit mou et gluant,
Qu'on s'fasse minette et feuille de rose,
Baisant dur comme nos aïeux ;
Un pucelage c'est fait pour qu'on l'perde ;
Mais, pour se gougnioter dans les lieux,
Il faut vraiment aimer la merde.

Version in extenso tirée des "Chansons De Salle De Garde", éditée par le Cercle du Livre Précieux (1962) - Paris.

Notes complémentaires :
Freud spéculait que l'odorat avait été relégué au rang de sens mineur parce que l'humain, en se tenant debout, a éloigné ses naseaux des crottes de ses congénères. Du coup, contrairement à la plupart des mammifères, l'être humain est plus visuel qu'olfactif. D'inutile, l'odeur des autres est devenue désagréable: "L'homme développe une assez forte méfiance à l'égard des manifestations biologiques de l'animalité, explique André Holley, professeur de neurosciences à Lyon. Or, les odeurs corporelles sont perçues comme telles. D'où l'utilisation des déodorants." Nous avons donc tué les odeurs. Pas toutes cependant. A connotation sexuelle, les glandes apocrines fabriquent le parfum naturel de notre corps, le "musc". Bien placées, elles se concentrent essentiellement au creux de l'aisselle, sur le mont du pubis, la peau des testicules, l'anus et autour des mamelons et des grandes lèvres pour la femme. Ces odeurs corporelles créent un espace émotionnel intime, un cocon. Les sentir stimule le système parasympathique ou sympathique et apaise, sécurise. Ce qui influence directement nos émotions.
C'est dire si l'odorat joue un rôle important en matière de sexualité. Selon les sexologues, il semblerait même que les individus manifestement à l'aise dans l'univers des odeurs corporelles le soient dans la même mesure vis à vis de leur sexualité. A ce titre, les femmes sont plus particulièrement embarrassées par leur parfum intime. A tel point que certaines développent un fort sentiment d'embarras lors des préliminaires et se bloquent. Les sexologues conseillent parfois à ces patientes des exercices pour apprivoiser leurs odeurs - tel sentir sa culotte le soir, une habitude fréquente chez les enfants. Les fétichistes des odeurs corporelles n'auront pas à potasser ces exercices... Après sa victoire à Marengo, Napoléon écrivait d'ailleurs à Joséphine: "Je serai là dans trois jours, ne vous lavez pas".
(D'après le site suisse Bluewin.ch)

Une lecture sur un site consacré à l'univers olfactif des Chants de Maldoror permettra de décomplexer les gens aux odeurs fortes, adeptes des cosmétiques et honteux de leur nature généreuse.

jeudi 10 juillet 2008

Une yourte en Auvergne

Ben voilà, je suis à Vendeix, entre La Bourboule et le Mont Dore.

Vendeix
envoyé par Rimbus
Mon pote Thierry le cueilleur de gentiane a monté sa yourte.




Sympa la yourte. Les gamins vont apprécier.
Moi, je m'installe dans le farniente.

mercredi 9 juillet 2008

Vin blanc et vacances en Auvergne

Je vais en auvergne.
Comme chaque année je vais me ressourcer dans mes terres ancestrales. Le blog va peut-être subir une interruption volontaire de confesse pendant quelques jours...

Voilà, il faut que je boucle ma valise et que je fasse un peu de ménage.

La journée a été tranquille. Juste un rendez-vous pour assister a une réunion sur la candidature de Marseille comme capitale européenne de la culture, à la Chambre de commerce. "Marseille provence 2013" ça s'appelle et c'est écrit avec plein de couleurs. C'était sympa, le buffet était top, avec de raffinés canapés et des makis.
C'est ethno-culturel, les makis.
Moi j'aime bien ça, les réunions culturelles.
Il y avait aussi un très honorable vin blanc du domaine de St Pierre, à Mas thibert. Il faut savoir que les ceps de vigne de camargue ont échappés au phyloxera à cause de l'habitude d'ici d'inonder les vignobles pour les laver du sel des étangs. Et les ceps de vigne camarguais sont originaux. Ils ne connaissent pas le greffon américain. Je dis ça pour l'anecdote, que j'avais déjà glanée ici même au cours d'un salon pour l'écologie et l'agriculture bio.
J'aime bien ça aussi, l'écologie.

Surtout, ce soir, il y avait mes copines de l'association "Don't Border Me", Lydie et Christelle, en quête de contact.
Heureusement qu'elles étaient là, parce qu'on attendait Gaudin, Guérini et Vauzelle, et qu'ils ont posé un lapin. C'est pas grave, Lydie avait une robe chatoyante qui faisait d'elle la plus enivrante des filles de la soirée. Et comme je m'étais attribué le rôle de son agent, je l'ai présenté à tous ceux qu'elle voulait rencontrer. A défaut de photographier les huiles de la région, j'y ai gagné l'image de l'ami de la jolie fille-qui-a-une-robe-enivrante.


Ensuite je suis retourné à la Roquette.
Je me suis fait payer un petit blanc chez Ali (un sympathique vin du Gers, le Tariquet).
Puis je suis allé voir un peu plus haut vers la place Paul Doumer, écouter de la musique africaine, voir des photos africaines et boire un verre de blanc d'origine inconnue et qui n'était pas très bon. Alors je suis rentré, en disant au revoir a mes amis.

Comme je sortais ma poubelle, mon ami Boussy dont j'entendais chanter la guitare m'a entraîné dans le petit clandé qui a ouvert en bas de chez moi depuis quelques jours, sous couvert d'une expo de photo. On appelle ça le "garage" et c'est tenu par des jeunes d'une vingtaine d'année. On a écouté la guitare et les filles occitanes ont chanté.
c'était bien cool et cosmopolite, avec de jeunes anglo-saxons volubiles.
Il y avait même du vin blanc.

ça me fait peine de quitter Arles maintenant.

mardi 8 juillet 2008

Rencontres de la photographie, à Arles (2)

Dans le cadre des rencontres de la photographie d'Arles, Christine Albanel se fait présenter en primeur la maquette du nouveau siège de la fondation Luma, conçu par l'architecte américain Franck Gerhy. Bonne explication d'ensemble (comme à son habitude) de Hervé Schiavetti, le maire, qui détaille le projet global de réhabilitation des anciens ateliers de la Sncf, comme la création d'un nouveau quartier culturel da la ville, ouvert à la promenade, au milieu duquel trône le siège de la fondation Luma (financé à hauteur de 100 millions par Maja Hoffmann, exquise héritière des Laboratoires Hoffmann-La Roche, devenus depuis Roche).
C'est à l'heure actuelle le projet de mécénat privé le plus important en Europe (Réf).
Une transition de Maja Hoffmann, qui remercie Christine Albanel, ministre de la Culture, précède une laborieuse explication de Franck Gehry.

Une vision détaillée du projet, en 30 secondes, est peut être plus parlante :

Finalement, ce croquis de Gehry est peut être plus explicite encore :
La ministre de la Culture avait au préalable décoré Lucien Clergue, le fondateur des rencontres de la Photographie d'Arles, de la croix des Arts et des Lettres. Albanel, avec sa candeur habituelle l'a appelé Julien Clergue... Christian Lacroix, après la cérémonie remet en place le cordon de la croix de son ami le grand photographe, avec le doigté de ceux qui sont familiers des rubans :

Pour finir la journée il y avait le vernissage de l'exposition de Léo Touchet chez Ali, dont j'ai déjà parlé. Pour le coup, Ali avait appelé sa copine Evelyne Cellier, une sacrée chanteuse qui a fait l'ambiance de cette soirée.

Sur ce document exclusif, vous pourrez voir Ali en train de danser :
Ali dancing
envoyé par Rimbus


Mais je laisse la conclusion de cette soirée à Léo Touchet, le photographe cajun de La Nouvelle Orléans, ainsi qu'à Fanny, qui n'aime pas les objectifs :

lundi 7 juillet 2008

Rencontres de la photographie, à Arles

Hervé Schiavetti, maire d'Arles ; Peter Lindbergh, photographe ; Christine Albanel, ministre de la culture.


Hervé Schiavetti, Christine Albanel et Christian Lacroix à Arles, après la visite de l'exposition photographique de Peter Lindbergh... Les rencontres de la Photo c'est commencé !

dimanche 6 juillet 2008

Samedi

La journée a commencé en regardant l'accrochage des photos de Léo Touchet dans la rue de la Roquette, dont les beaux tirages sont exposés dans mon QG, chez Ali.

Ensuite, j'ai eu une petite réunion de travail avec le team de l'association "don't border me", charmante équipe qui existe depuis 2 ans pour mettre en place des projets culturels dans l'espace méditerranéen, et avec le Liban en particulier.


Je me suis donc engagé à leur donner un coup de main pour préparer leur manif de dimanche, alors on bosse un peu.

Avec les gosses on a fait un break devant chez Ali, histoire de prendre une petite formation sur Nintendo DS.

C'est sympa, on a croisé une jolie arlésienne.

Ensuite, il a bien fallu terminer les dossiers de présentation de "Don't Border Me" et les imprimer, mais on a quand même trouvé le temps d'aller au vernissage de l'expo de ma copine d'Emeline (avec vin à volonté et makis), "Voir La Nuit" qui a organisé des accrochages vidéo dans le quartier, en marge des Rencontres de la photo ; ça a bougé jusqu'à fort tard dans la nuit à la Roquette. Des petites expos photo il y en avait un peu partout.

Les gosses ont bien aimés la vidéo avec le clown. c'était un chouette samedi.

Au fait, j'étais tagué par Luc Mandret il y a 3 jours au sujet des blogs que j'aime et que j'aime pas. Ben celui que j'aime pas, tu t'en doutes Luc, c'est celui de F. de souche. Celui que j'aime bien c'est celui de Guy Birenbaum, mais il est peut-être hors concours. Alors sinon c'est celui de Romy, la plus charmante lusitanienne de la côte ouest.

mercredi 2 juillet 2008

Courage créole et honneur du journalisme

Audrey Pulvar, l'honneur d'une profession.

Elle ne s'est pas laissée démonter, lundi en questionnant le président de la république. Elle ne s'etait pas cachée quelques jours avant en manifestant pour défendre la télévision publique.

L'excellent, le grand Dedalus, a bien mis en valeur sa détermination face à Sarkozy. Et la mauvaise foi du plus petit des présidents de la Ve République. Son montage est exemplaire :